Feuilles mortes sur la pelouse, ce qui vous attend d’ici l’hiver

Jardinier ratissant une pelouse feuillue
Image d'illustration. Les feuilles peuvent étouffer le gazon. — ADN

Laisser les feuilles sur le gazon n’est pas toujours grave. Mais si elles s’accumulent, elles peuvent étouffer l’herbe, attirer des nuisibles et favoriser des maladies.

En bref

  • Trop de feuilles fragilisent le gazon
  • Au-delà de 20%, il faut agir
  • Les tiques aiment ces amas humides

Si les feuilles couvrent plus de 20% du gazon, le risque commence à être réel. En dessous, avec une petite couche de feuilles saines, vous pouvez aussi les laisser se décomposer, elles rendront des nutriments au sol.

Le vrai seuil à surveiller sur votre gazon

Tout se joue sur la quantité. Une fine dispersion n’a pas le même effet qu’un tapis compact. Le point de repère donné est simple, si la litière de feuilles dépasse un cinquième de la surface visible de l’herbe, elle peut poser problème.

Il faut aussi regarder l’état des arbres. Si un arbre est malade, ses feuilles tombées peuvent garder des spores fongiques pendant l’hiver puis réinfecter les nouvelles pousses au printemps. Là, mieux vaut ne pas les laisser en place.

Quand les feuilles étouffent l’herbe pendant l’hiver

Le premier danger, c’est l’humidité. Dans les zones où l’hiver est pluvieux, ou là où l’air reste humide toute l’année, les feuilles collées au sol retiennent l’eau contre les brins d’herbe. Résultat, le terrain devient favorable aux maladies fongiques.

La plus fréquente est la moisissure des neiges, souvent visible en hiver ou au début du printemps sur les pelouses recouvertes de feuilles tassées. Elle peut laisser des plaques grises ou roses. Ce n’est pas curable à proprement parler, mais le gazon peut repartir si on enlève les débris morts, qu’on améliore l’aération au printemps et qu’on ressème les zones clairsemées.

L’autre problème est mécanique. Des feuilles mouillées bloquent la lumière et l’air. Les feuilles mouillées étouffent l’herbe et empêchent la lumière du soleil de l’atteindre, ce qui ne permet pas aux racines de se développer comme on le souhaite. Les herbes de saison chaude et les pelouses déjà stressées encaissent souvent le plus mal le coup. Et si les feuilles sont grandes, celles du chêne par exemple, la décomposition prend plus de temps et le verdissement du printemps peut traîner.

Nuisibles, glissades et eau polluée, les autres effets

Ce tapis humide sert aussi d’abri. Les tiques, vecteurs de la maladie de Lyme, apprécient justement ces conditions froides et mouillées, et elles peuvent rester actives toute l’année dans certains endroits. On peut aussi y voir des reptiles, mais aussi des souris ou des campagnols qui creusent en dessous avant de faire des dégâts au retour des beaux jours.

Bon, il y a aussi les ennuis très concrets. Les feuilles mouillées font glisser, elles peuvent tacher une terrasse ou une allée, finir dans la maison, et boucher les évacuations d’eau comme les gouttières. Après une forte pluie, elles peuvent partir vers les cours d’eau. L’azote et le phosphore sont utiles dans le sol, beaucoup moins dans l’eau, où ils favorisent les proliférations d’algues et nuisent à la vie aquatique.

Un dernier point joue quand même en faveur du ramassage, ratisser aide aussi à enlever une partie du feutre et des débris morts du gazon.

Benjamin

Spécialiste Jardinage

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