Ces herbes courantes renferment des composés bénéfiques pour la mémoire

Image d'illustration. Feuilles de romarin et de sauge fraîchesADN
Il est fascinant de constater que certaines herbes courantes contiennent des composés capables de booster et renforcer notre mémoire.
Tl;dr
- Des herbes courantes améliorent la mémoire et la santé cognitive.
- Un composé dans le romarin et la sauge impacte thérapeutiquement l’Alzheimer.
- L’acide carnosique pourrait améliorer l’efficacité des traitements existants.
Le pouvoir des herbes pour la santé cognitive
Le romarin et la sauge, deux herbes fréquemment utilisées dans nos cuisines, pourraient détenir la clé pour améliorer la mémoire et la santé cognitive. Une étude publiée dans Antioxidants le 28 février 2025 révèle des propriétés surprenantes de ces plantes aromatiques.
Acide carnosique : un espoir pour le traitement de l’Alzheimer
L’acide carnosique, un composé présent dans le romarin et la saige, serait d’une aide précieuse dans le traitement de la maladie d’Alzheimer. Cette maladie neurodégénérative est la première cause de démence, la sixième cause de décès aux États-Unis et un problème de santé mondial.
L’acide carnosique est un antioxydant et un anti-inflammatoire qui stimule les enzymes constituant notre système de défense naturel. Cependant, il est trop instable pour être utilisé tel quel comme médicament. Des chercheurs de l’Institut de Recherche Scripps ont réussi à synthétiser une forme stable de ce composé, le diAcCA.
Des tests prometteurs sur des modèles de souris
Les chercheurs ont utilisé l’acide carnosique pour traiter des souris modèles de la maladie d’Alzheimer. Les résultats sont encourageants : ils ont observé une amélioration de la mémoire et de la densité synaptique, c’est-à-dire une augmentation des synapses, qui représentent les connexions entre les cellules nerveuses.
La diminution des synapses est également étroitement liée à la démence dans la maladie d’Alzheimer. Cette approche pourrait donc contrer la progression du déclin cognitif.
Une synergie avec les traitements existants
Selon le professeur Stuart Lipton, auteur principal de l’étude, l’acide carnosique ne se contente pas de ralentir le déclin, il améliore quasiment jusqu’à la normale. Il voit en l’acide carnosique un potentiel pour travailler en tandem avec les traitements de l’Alzheimer actuellement sur le marché.
Non seulement ce composé pourrait être efficace en luttant contre l’inflammation, mais il pourrait également améliorer l’efficacité des traitements existants en atténuant leurs effets secondaires, tels que l’œdème cérébral ou les saignements connus sous le nom d’ARIA-E et ARIA-H.
