Le « popo » de la révolte

Par Falimalala 
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Santé
Enfant sur son pot

Enfant sur son potPublicDomainPictures/Pixbay

Tout comme nous, adultes, les enfants font aussi des caca nerveux. Le mot qui le résume : « l’encoprésie ». Découverte en un article.

L’encoprésie est un mot encore nouveau pour les mamans, mais un cas que l’on pourrait voir ou même vivre au quotidien. Les monitrices le savent très bien. Il s’agit d’un enfant qui fait « caca culotte » de manière involontaire et dans des endroits peu appropriés. L’encoprésie ne survient qu’après l’âge de 4 ans. L’enfant sent déjà ses besoins venir, mais il décide de se retenir jusqu’à une constipation et des fuites n’importe où.

Comprendre le « popo » de la révolte

Bouclier anti-angoisse

Un enfant peut être considéré comme étant encoprétique dans le cas où ce trouble survient d’une façon durable (au moins six mois). Cette maladie est presque toujours diurne et se produit quotidiennement à des fréquences régulières. C’est comme une sorte de bouclier anti-angoisse pour les bambins. « Plus je t’attaque, plus tu t’intéresses à moi ». Chaque enfant a une angoisse et un mal-être lié à l’encoprésie. Il peut s’agir d’un refus momentané de grandir, d’un besoin d’attention en particulier ou d’un moyen de mobiliser son entourage.

Attirer l’attention

Ces cas peuvent apparaître à l’annonce de l’arrivée d’un nouveau membre dans la famille : un petit-frère ou une petite sœur. L’enfant sent déjà que l’attention ne se concentre plus sur lui, d’où ce besoin d’exprimer sa révolte. Le symptôme peut aussi survenir à la suite d’une séparation peu ou mal discutée ou mal comprise : entrée à l’école, divorce, décès d’un proche. L’enfant se trouve pris d’insécurité affective. Il perd ses repères et tente d’exprimer cette situation tant bien que mal.

Conflit maternel

En général, ces enfants sont en conflit avec leurs mères. En effet, ces dernières ont une personnalité particulière. Elles sont souvent moins emphatiques, plus angoissées et névrosées. Mais elles sont surtout de véritables maniaques de la propreté. De ce fait, elles sont incapables de tolérer une seule journée de constipation.

Quels sont les traitements à suivre ?

Des prises en charge psychologique et pédiatrique doivent se faire simultanément pour aider l’enfant à guérir.

Traitement psychologique

Il est inutile de lui faire sentir qu’il est différent ou d’accorder une attention particulière à ses « popos de la révolte ». N’aménagez pas sa vie autour de cette pathologie, mais aidez-le à la vaincre. Responsabilisez votre enfant en le faisant participer au nettoyage de ses vêtements, de son corps et de ses jouets par exemple. Vous pouvez aussi l’envoyer en colonie de vacances pour le rendre un peu plus autonome.
Un suivi psychologique est recommandé pour pouvoir faire disparaître le symptôme. Un psychothérapeute pourra identifier le mal être de l’enfant et l’aider à gagner de la confiance en lui pour mieux vivre avec les autres.

Traitement pédiatrique

Pour faciliter l’évacuation des selles, il est recommandé de consommer une alimentation riche en fibres et de s’hydrater abondamment. Des laxatifs par voie orale peuvent aussi être ordonnés par votre pédiatre. L’enfant doit être assis sur les toilettes cinq minutes, matin et soir et à des heures fixes, pour rétablir le processus de défécation.