La règle du tiers ne s’applique pas à tous les hortensias. Tout dépend du moment où ils fleurissent, et l’erreur peut coûter la floraison suivante.
En bref
- La règle du tiers ne vaut pas partout
- Vieux bois et bois neuf se taillent différemment
- Mauvaise taille, floraison compromise l’an prochain
Tailler un hortensia au mauvais moment, c’est parfois se priver de fleurs la saison suivante. Et c’est là que la fameuse règle du tiers prête à confusion, parce qu’elle ne s’applique pas de la même façon selon la variété.
Le vrai point de départ, savoir sur quel bois votre hortensia fleurit
Tout se joue sur un point simple, votre plante fleurit-elle sur le vieux bois ou sur le bois neuf ? Si elle forme ses fleurs sur les tiges de l’année précédente, une taille mal placée peut supprimer les futurs boutons.
Le repère donné est pratique. Les hortensias qui fleurissent au printemps sont, en gros, des variétés à vieux bois. Ceux qui fleurissent pendant l’été poussent plutôt sur bois neuf. Pas infaillible pour identifier chaque plante, mais utile si vous hésitez encore.
Pour les variétés à vieux bois, on retire les plus vieilles tiges
La règle du tiers vise d’abord certaines variétés, notamment les types mophead, lacecap, big leaf ou oak leaf. Pour celles-là, il faut intervenir juste après la floraison, souvent au début de l’été.
Le principe est simple, on coupe environ un tiers des tiges les plus anciennes au ras du sol. Pas davantage. En laissant les deux autres tiers en place, l’arbuste garde assez de vieux bois pour produire les fleurs de l’année suivante, tout en évitant de devenir trop dense.
C’est ce qui permet à la plante de se renouveler sans perdre sa floraison. Les nouvelles tiges qui apparaissent prennent ensuite le relais et formeront le vieux bois de l’an prochain. Résultat ? Un hortensia rajeuni, sans sacrifice inutile.
Pour les hortensias à bois neuf, le tiers sert surtout à garder une plante solide
Les variétés qui fleurissent sur le bois neuf, comme les hortensias paniculés, se taillent autrement. Ce sont les seules que l’on peut tailler en automne, mais aussi en fin d’hiver ou au début du printemps, autour de février ou mars, sans enlever les futurs boutons floraux.
On peut les rabattre jusqu’au sol. Mais si vous voulez une plante plus robuste, avec des tiges plus droites, mieux vaut ne retirer qu’un tiers de la partie haute chaque saison. Le vieux bois conservé à la base épaissit d’année en année et sert de soutien aux nouvelles pousses, plus fines.
C’est aussi l’approche conseillée si l’arbuste a souffert de l’hiver. À l’inverse, une coupe au ras du sol tous les ans finit par donner de longues tiges minces, qui portent mal les grosses fleurs et demandent souvent un tuteur. Franchement, pour un jardin facile à vivre, ce n’est pas le plus pratique.