Comment expliquer le phénomène de la mort ?

Par Falimalala 
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Santé

Naître, grandir, vieillir, mourir, tel est le cycle de la vie. Pourquoi vivre si l’issue se montre constamment fatale ? La science et les croyances donnent leur propre explication concernant les raisons de la mort.

La mort du point de vue scientifique

Aux yeux de la science, il s’agit d’une dégénérescence. Les êtres vivants étant conçus pour se reproduire et laisser la place à la génération future, la mort est une nécessité pour assurer la continuité d’une lignée. Au bout du compte, après avoir atteint l’âge de la reproduction, les vivants « se meurent ».

Autrement dit, biologiquement, leurs cellules vieillissent et dépérissent, les menant ainsi inéluctablement à la mort. Pour faire court, le but de la vie est de donner la vie. Une fois cette mission accomplie, l’individu perd sa raison d’être et doit disparaître.

La mort comme sanction

La perte d’un proche représente sans doute l’une des pires épreuves auxquelles l’homme doive faire face. La simple pensée de ne plus jamais revoir le visage de la personne qu’on aime paraît insupportable. D’ailleurs, pour la science comme pour la foi, la mort est synonyme d’échec. Plus précisément, selon la première, elle est une forme de dommage collatéral. Tandis que dans la Bible et la Torah, c’est la punition d’une vie sans Dieu, sans respect de ses lois ou sans la réception de la bonne nouvelle de l’Évangile. Le premier homme, Adam, après avoir désobéi en mangeant le fruit défendu fut le premier à avoir goûté à la mort. En fait, celle-ci n’est autre que le salaire du péché.

Vivre pour mourir, mourir pour vivre

Cette idée contradictoire vient de diverses religions. En effet, pour les croyants (chrétiens, musulmans, etc.), l’homme vivant est prédestiné à mourir pour entamer une nouvelle vie. Généralement, il est question de l’interminable choc entre paradis et enfer. Une affaire datant de la création du monde et qui se résume ainsi : les bons vont au paradis et les méchants en enfer. En revanche, en se basant sur les différentes croyances, la vie après la mort se montre bien plus complexe. Par exemple, pour les chrétiens, la vie éternelle repose sur l’acceptation de l’Évangile et du Seigneur Jésus-Christ comme Sauveur de l’humanité.

La réincarnation

Si pour certaines religions, la mort mène soit vers le bonheur soit vers la damnation éternelle, pour d’autres la vie se conclut par la réincarnation. Cette dernière signifie qu’au terme de son existence en tant qu’être humain, l’homme va reprendre vie sous une autre forme et ainsi de suite. Le principe spirituel de la réincarnation se traduit par le voyage de l’âme à travers divers hôtes. L’homme décédé va donc se transformer en animal, en végétal, en objet inanimé… Cela dépendra de son karma. Celui qui a lourdement péché au cours de son passage sur terre devra expier ses fautes dans ses vies antérieures. Pour atteindre le Nirvana, c’est-à-dire l’éternité paisible et bienheureuse, son âme va se réincarner jusqu’à obtention de la pleine délivrance.