Inquiétante augmentation de six cancers chez les jeunes et adolescents français

Image d'illustration. Ruban rose, symbole de la lutte contre le cancer du sein. ADN
Une inquiétante augmentation est observée en France dans six types de cancers chez les adolescents et les jeunes adultes, une tendance préoccupante qui mérite une attention particulière.
Tl;dr
- Incidence de six cancers en hausse chez les 15-39 ans.
- Différences notables selon l’âge et le sexe.
- Facteurs multiples expliquant cette augmentation.
Cancers chez les jeunes : une réalité préoccupante
Dans un récent rapport, Santé publique France a révélé une augmentation de l’incidence de six types de cancers chez les jeunes âgés de 15 à 39 ans entre 2000 et 2020. Si les cancers restent relativement rares dans cette tranche d’âge, cette tendance à la hausse est source d’inquiétude.
Une hausse de l’incidence des cancers chez les jeunes
L’étude, fruit d’une collaboration entre Santé publique France, l’Institut national du cancer, le réseau FRANCIM et les Hospices Civils de Lyon, a analysé les données de 19 départements, soit près d’un quart de la population métropolitaine.
Elle a révélé que l’incidence globale des cancers chez les 15-39 ans a augmenté de 1,62 % par an entre 2000 et 2014, avant de diminuer de 0,79 % annuellement entre 2015 et 2020.
Des profils distincts selon l’âge et le sexe
L’analyse des 54 735 cas recensés a révélé des disparités selon l’âge et le sexe. Les leucémies, lymphomes, tumeurs du système nerveux central et sarcomes représentent 66 % des cas chez les 15-19 ans, contre 19 % chez les 35-39 ans. Les mélanomes et certains carcinomes passent de 23 % à 73 % entre ces deux tranches d’âge.
Chez les femmes, les cancers du sein et de la thyroïde sont les plus fréquents. Chez les hommes, on retrouve principalement les tumeurs testiculaires, les lymphomes hodgkiniens et non hodgkiniens, et les carcinomes gastro-intestinaux et urinaires.
Facteurs multiples et recherche futures
Si certaines augmentations peuvent s’expliquer par des améliorations dans les techniques de diagnostic, d’autres facteurs sont suspectés sans être formellement établis. L’obésité pourrait notamment contribuer à la hausse des cancers colorectaux et rénaux.
Par ailleurs, la diminution des mélanomes pourrait être liée aux campagnes de prévention contre l’exposition solaire excessive. Concernant les cancers du col de l’utérus, les chercheurs rappellent l’importance de poursuivre les efforts de vaccination contre le papillomavirus.
Cette étude constitue une base essentielle pour orienter la recherche future, les soins et la prévention, mais les auteurs soulignent la nécessité d’investigations complémentaires pour confirmer ces résultats et mieux comprendre les facteurs de risque impliqués.
