L’origine des notes de la gamme de musique

Par Falimalala 
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Piano, note de musique

Piano, note de musiquestevepb/Pixabay

Que nous soyons amateurs de musique ou non, nous connaissons tous probablement les notes de musique Do Ré Mi Fa Sol La Si. La succession de ces notes définit une « gamme ».

D’où vient la gamme Do Ré Mi Fa Sol La Si ?

Avant la création de cette gamme, les notes de musique étaient écrites avec les lettres de l’alphabet (À pour la, B pour si, C pour do, D pour ré, E pour mi, F pour fa et G pour sol) mais en ce qui concerne la mémorisation de ces notes et le fait de les chanter, cette méthode d’écriture présentait des limites. C’est alors à cause de ces limites que ladite gamme a été créée.

Il est à noter que plusieurs pays (tels que les pays anglo-saxons et l’Allemagne) utilisent encore la notation alphabétique (en anglais : À pour la, B pour si, …, G pour sol tandis qu’en allemand : a pour la, h pour si, c pour do, d pour ré, e pour mi, f pour fa et g pour sol).

Première syllabe de chaque verset de l’Hymne à Saint Jean Baptiste

En 1028, dans la ville d’Arezzo en Italie, un moine bénédictin du nom de Guido d’Arezzo, un théoricien de la musique, qui consacrait sa vie à la prière, à l’étude et à l’enseignement de la musique, donnait des cours de chants à des moines.

Il avait remarqué que ses élèves avaient du mal à maîtriser les chants religieux (ça leur prenait plusieurs années) et que ces élèves devaient apprendre par cœur les mélodies de ces chants.

Il a donc décidé d’inventer une nouvelle méthode de notation de la musique (qui est encore utilisée en ce moment) : il traçait 4 lignes et inscrivait les notes dessus, ces lignes sont appelées « la portée musicale ».

Il a également modifié les notes de musique afin de faciliter la façon de les apprendre, de les mémoriser et de les chanter. Pour ce faire, il s’était alors inspiré d’un chant grégorien en latin du nom de l’Hymne à Saint Jean Baptiste, hymne écrite par le bénédictin lombard Paul Darce vers les années 770 après JC.

En effet, il avait pris les premières syllabes de chaque verset et de celles qui suivent l’hémistiche, ou la moitié du verset, il a ainsi obtenu les 6 notes suivantes : Ut Ré Mi Fa Sol La (il avait également composé la mélodie et avait attribué aux notes leurs hauteurs respectives) puisque le texte en latin était comme suit :

  • Ut queant laxis Resonare fibris
  • Mira gestorum Famuli tuorum
  • Solve polluti Labii reatum
  • Sancte Johannes

Qui pourrait se traduire par :
Afin que tes serviteurs fassent résonner les prodiges de tes hauts faits par leurs cordes vocales bien souples, ôte le péché de leur lèvre souillée ô Saint Jean.

À la fin du XVIe siècle, le moine français Anselme de Flandres avait intégré la 7e note qui est le Si, obtenue en prenant le S de Sanctes et le I de Johannes (ou Ioannes, le J étant l’ancien I).

Concernant l’Ut, il a été changé en Do (de Dominus un mot latin signifiant Dieu) en 1673 par Bononcini puisqu’il considérait qu’il était difficile de prononcer et de chanter le Ut. Et c’est ainsi que la gamme Do Ré Mi Fa Sol La Si a vu le jour.

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