Tout savoir sur la PMA

Par Falimalala 
 3 minutes
Famille
Femme enceinte

Femme enceinteGreyerbaby/Pixabay

Envie d’en apprendre davantage sur le déroulement de la procréation médicalement assistée (PMA) en France ? Découvrez tout ce que vous devez savoir dans ce dossier.

Comment se déroule une PMA ?

Aujourd’hui connue sous le nom AMP ou assistance médicale à la procréation, la PMA fait allusion à toutes les méthodes d’aide à la procréation. De nombreux couples à travers le monde ont aujourd’hui recours à l’une de ces techniques pour avoir des enfants. Mais quelles sont-elles exactement ?

L’insémination artificielle

Les couples peuvent avoir recours à une insémination artificielle dans le cas où la femme est sujette à des problèmes de glaire cervicale. Cette méthode peut aussi être utilisée en cas de faiblesse relative du sperme chez l’homme. Dans des cas d’infertilité inexpliqué, l’IA est de même préconisée.

Pour l’insémination artificielle, on a généralement recours au sperme du conjoint. Toutefois, il est possible d’utiliser le sperme d’un donneur. Le sperme devra être lavé et centrifugé en laboratoire avant de l’inséminer, à l’aide d’une pipette, dans la cavité utérine de la femme. Cette dernière doit normalement suivre un traitement d’inducteurs d’ovulation, qui lui est administré quotidiennement sous forme de piqûres avant l’insémination afin d’augmenter les chances de réussite. L’opération se déroule sans anesthésie dans le cabinet d’un gynécologue ou dans un centre d’AMP.

La fécondation in vitro

La Fiv est sans aucun doute la méthode de procréation assistée la plus connue actuellement. Tout comme pour l’IA, la femme doit suivre un traitement d’inducteurs d’ovulation dans le but d’obtenir plusieurs ovocytes, contre un seul dans un cycle naturel, qui vont être ponctionnés. Cette phase se déroule généralement sous anesthésie générale. Le conjoint devra, quant à lui, recueillir son sperme le même jour. Spermatozoïdes et ovocytes seront alors disposés dans une éprouvette. Si la fécondation a lieu, l’œuf sera transféré dans l’utérus. Ce transfert étant indolore, il ne nécessitera aucune anesthésie. La femme devra réaliser un test de grossesse après deux semaines pour connaître si le transfert a réussi ou non.

L’ICSI

L’injection intracytoplasmique d’un spermatozoïde est une autre technique de procréation médicalement assistée permettant de prendre en charge des cas de stérilités masculines, pour lesquels la Fiv ne constitue pas une option possible. Contrairement à cette dernière, durant laquelle on dépose des milliers de spermatozoïdes autour d’un ovocyte, pour l’ICSI, un seul spermatozoïde sera injecté dans l’ovocyte.

La PMA comporte-t-elle des risques ?

Dans le cas d’une PMA, le risque le plus probable est celui des grossesses multiples, car on peut implanter plusieurs embryons en même temps. Ils peuvent cependant être conservés en vue d’une nouvelle tentative de Fiv ultérieure.

Les femmes peuvent aussi souffrir de quelques effets secondaires dus aux traitements hormonaux, tels qu’une prise de poids ou des douleurs au ventre. Une autre variante de la fécondation in vitro, la maturation in vitro ou MIV, permet de passer outre ces traitements de stimulation ovarienne. Mais de manière générale, la Fiv ne comporte pas de danger particulier. En ce qui concerne l’ICSI, les études démontrent que la majorité des bébés nés suite à cette méthode sont en parfaite santé.