En septembre et octobre, la chute de cheveux paraît souvent plus forte. Ce phénomène est fréquent, mais certains signes doivent pousser à consulter.
En bref
- La chute automnale peut être normale
- Stress et carences peuvent l’aggraver
- Certains signes imposent une consultation
Perdre davantage de cheveux en septembre ou en octobre n’a rien d’exceptionnel. Le point à surveiller, ce n’est pas seulement la quantité de cheveux laissés sur la brosse, c’est surtout l’écart avec votre rythme habituel et l’évolution sur plusieurs semaines.
Pourquoi on en perd souvent plus à l’automne
Le cheveu suit un cycle naturel en trois temps, croissance, repos puis chute. À certaines périodes de l’année, un plus grand nombre de cheveux peut entrer en même temps dans cette phase de chute. Résultat, la perte devient plus visible, surtout entre septembre et octobre, et parfois jusqu’en novembre.
On relie ce phénomène à un renouvellement saisonnier du cycle capillaire et l’on parle alors d’effluvium télogène, quand davantage de cheveux arrivent simultanément au moment du détachement.
L’automne n’explique pas tout
Mais la saison ne suffit pas toujours à expliquer ce que vous voyez. En effet, il existe une forte variabilité d’une personne à l’autre. Certains remarquent tout de suite une chute plus marquée, d’autres presque pas.
D’autres facteurs peuvent peser. Le stress, la génétique, des changements hormonaux, une maladie récente, des régimes restrictifs, des carences nutritionnelles ou encore certains médicaments peuvent accentuer la perte. En gros, une chute qui coïncide avec un changement de saison n’est pas forcément uniquement saisonnière.
Ce qu’on peut faire pour limiter la casse
On ne peut pas toujours empêcher une chute saisonnière. En revanche, on peut éviter qu’elle s’aggrave avec une alimentation équilibrée, un apport suffisant en protéines, vitamines et minéraux, mais aussi avec le sommeil et la gestion du stress.
Le soin externe compte aussi. Mieux vaut garder une bonne hygiène du cuir chevelu, choisir des produits adaptés à son type de cheveux et limiter l’excès de chaleur. Même logique pour les traitements chimiques agressifs ou les coiffures qui tirent trop sur la fibre.
Des shampoings ou soins topiques formulés pour ces périodes peuvent compléter la routine. Des compléments alimentaires peuvent aussi aider quand l’alimentation ne couvre pas correctement les besoins liés au maintien normal du cheveu.
Les signes qui doivent faire consulter
Tout ne relève pas d’une urgence. Une chute plus forte pendant quelques semaines peut rester compatible avec un cycle normal. Le vrai signal d’alerte, c’est la durée ou l’aggravation.
Il faut consulter si la chute reste clairement plus intense pendant plusieurs semaines, si la densité baisse visiblement, si la raie s’élargit ou si des zones se dégarnissent. Même chose en cas de démangeaisons, de desquamation ou d’inflammation du cuir chevelu. Si la chute est intense, prolongée ou s’il existe une perte progressive de densité, l’essentiel est d’obtenir un diagnostic dermatologique. Plus la cause est identifiée tôt, plus la prise en charge a des chances d’être adaptée.