Après une pause estivale, reprendre trop vite expose aux douleurs et aux blessures. Un physiothérapeute rappelle les bases pour repartir sans se griller.
En bref
- Reprendre trop vite favorise blessures et surcharges
- La progression doit rester lente et réaliste
- Force, sommeil et mobilité comptent aussi
Reprendre la course après un été relâché, c’est souvent là que ça casse. Pas sur un marathon, pas sur une séance clé, mais dès les premiers jours, quand on veut retrouver trop vite ses anciennes sensations.
Le vrai piège, c’est vouloir repartir comme avant
La règle numéro un tient en peu de mots: « écouter le corps ». Et ça change pas mal de choses. D’abord, il faut évaluer sa condition physique actuelle, pas celle qu’on avait avant l’arrêt ou avant les vacances.
Une reprise doit être pensée à partir d’une page blanche. En gros, il faut être réaliste, se planifier selon son état de forme du moment et avancer par étapes. Sa ligne est nette: la progression doit être graduelle.
Courir moins fort, varier davantage
Sinon, les blessures arrivent. Et quand ce ne sont pas des blessures, ce sont des surcharges. Le mécanisme est simple: trop de volume, trop tôt, avec des jambes qui n’ont pas encore retrouvé le rythme.
Conseil très concret: repartir avec des séances courtes et peu intenses, puis augmenter le travail de façon très progressive. Il est recommandé aussi d’alterner la course avec des activités sans impact comme la natation, le vélo, l’aquarunning ou l’elliptique. Le but est clair, continuer à bouger sans martyriser l’organisme. Au moindre signe de fatigue, il faut lever le pied de l’accélérateur.
La force avant le chrono
Un seul pilier dans la préparation à garder ? La force. Surtout le core, en incluant les fessiers. Ce sont des muscles qui stabilisent la hanche.
Leur renforcement sert à deux choses. D’un côté, il aide à éviter les blessures. De l’autre, à plus long terme, il permet aussi de courir mieux et plus vite. Ce n’est pas le conseil le plus spectaculaire, mais techniquement, il est solide.
Les bases qu’on relâche souvent pendant les vacances
Autre rappel de deux points simples : Travailler la mobilité articulaire, d’abord. Et, si courir fatigue trop, alterner course et marche dans une même séance.
Reste enfin ce qu’on néglige vite pendant l’été: bien dormir pour assimiler l’entraînement, et reprendre de bonnes habitudes alimentaires, souvent relâchées pendant les vacances. Pas très compliqué. Mais quand on l’oublie, la reprise le rappelle vite.